Lomé : la filière cotonnière ouest-africaine accroître
sa productivité.
Au Togo, la production cotonnière a été affectée ces dernières
années par le changement climatique, la pression parasitaire et la dégradation
des sols. Les rendements ont toutefois montré des signes d’amélioration,
passant d’environ 800 kg à près d’une tonne à l’hectare plus récemment, selon
les autorités.
Par : Youcef MAALLEMI
Un tel progrès, malgré les vents
contraires, est attribué notamment à une meilleure disponibilité des intrants,
ainsi qu’à la cartographie des sols pour adapter les techniques culturales.
Dans le même temps, les progrès doivent être consolidés pour une filière
confrontée à de nombreux vents contraires. Des mesures de soutien aux
producteurs, notamment la stabilisation du prix d’achat du coton graine et des
engrais, contribuent également à relancer la mobilisation sur le terrain.
Pour la recherche et coopération régionale,
le PR-PICA s’impose comme un cadre de coordination entre chercheurs,
producteurs et industriels. Ce programme a notamment pour but d’accélérer la
diffusion d’innovations et d’harmoniser les réponses face aux défis communs aux
coton-culteurs de la sous-région. Parmi les priorités, la lutte contre
les ravageurs reste critique. Depuis 2022, une infestation d’aleurodes et de
jassides a entraîné des pertes pouvant atteindre 50 % dans certains pays.
Au-delà de la protection des cultures, les échanges portent sur l’amélioration
variétale, la fertilité des sols et l’adaptation au changement climatique. Les
chercheurs travaillent notamment sur des semences plus résistantes à la
sécheresse et aux parasites. Pour les acteurs, il ne s’agit pas
seulement de produire, mais aussi d’assurer la compétitivité du coton africain
sur un marché mondial volatil, tout en consolidant les revenus ruraux.