L'Ouganda investit 83 millions de dollars pour redynamiser sa production de thé.

 

L'Ouganda investit 83 millions de dollars pour
 redynamiser sa production de thé.


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Le gouvernement ougandais,  prévoit de mobiliser 310 milliards de shillings (environ 83 millions $) pour soutenir la filière thé, en proie à une crise prolongée. L’annonce a été faite par Fred Bwino Kyakulaga, ministre d’État à l’Agriculture, en marge d’une rencontre avec les acteurs de l’industrie.

Par : Youcef MAALLEMI

Cette intervention, selon les medias locaux, s’inscrit dans le cadre d’un programme plus large de restructuration du secteur, incluant l’élaboration de nouvelles lois et directives pour améliorer l’encadrement de la filière. D’après M. Kyakulaga, le plan d’appui s’articule autour de trois axes principaux. Il prévoit un plan de sauvetage de 152 milliards de shillings (40,6 millions $) pour les unités de transformation en difficulté, le règlement de 112 milliards de shillings (29,9 millions $) de dettes dues aux fournisseurs de plants de thé ainsi que la distribution d’engrais aux producteurs afin d’améliorer les rendements. Les données compilées sur la plateforme Trademap montrent par exemple que les expéditions ougandaises de thé sur le marché international ont baissé de 22,4 % en l’espace de 4 ans, passant de 77 104 tonnes en 2021 à 59 860 tonnes en 2024. Parallèlement, les recettes d’exportation engrangées sur la même période ont chuté de 33,9 % pour s’établir à 56,1 millions $. Par ailleurs, la filière ougandaise, qui se positionne comme le deuxième exportateur en termes de volume après le Kenya, gagne moins en valeur que le Malawi et le Rwanda, ce qui suggère une faible valorisation de l’origine ougandaise ou une qualité moins appréciée que celle de ses deux voisins d’Afrique de l’Est. Au-delà des problèmes financiers, l’Association ougandaise du thé (UTA) estime que la filière est en proie à d’autres défis structurels qui freinent sa montée en gamme et sa compétitivité, parmi lesquels la pénurie de main-d’œuvre dans les usines, la faible mécanisation du secteur ou encore la transformation de feuilles de thé de mauvaise qualité.

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