Égypte : la BAD alloue jusqu'à 66 millions $ au projet solaire Dandara (500 MW)

 


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Le Conseil d'administration de la Banque africaine de développement (BAD) a approuvé un financement pouvant atteindre 66 millions de dollars pour la première phase du projet solaire Dandara. Cette information figure dans un communiqué publié par Banque africaine de développement (BAD)

Par : Youcef MAALLEMI

 Le projet est situé dans le gouvernorat de Qena, dans le sud de l'Égypte. Cette première phase comprend une centrale photovoltaïque de 500 MW et un système de stockage par batteries de 100 MWh. Son coût total est estimé à plus de 290 millions de dollars. Le financement de la BAD se décompose en 46 millions de dollars issus de ses ressources ordinaires et 20 millions mobilisés auprès du Fonds pour les technologies propres. Un consortium d'institutions de financement du développement devra apporter le solde. Cette approbation fait suite à la publication, en novembre 2025, de l'étude d'impact environnemental menée par la BAD elle-même. Cette étude fixait le lancement des travaux au deuxième trimestre 2026. Le projet global, porté par le groupe norvégien Scatec via Dandara Solar Power, vise 1 000 MW solaires et 200 MWh de stockage, répartis en deux phases égales. EgyptAlum achètera l'électricité issue de la première phase via un contrat de 25 ans, assorti d'un accord de transport signé avec l'opérateur public EETC. La mise en exploitation complète est désormais prévue début 2028, pour une production annuelle d'environ 1 373 GWh. « Ce projet illustre parfaitement la décarbonisation industrielle », a déclaré Kevin Kariuki, vice-président de la BAD. Selon l'institution, il permettra d'éviter environ 12,5 millions de tonnes de CO sur toute sa durée de vie. Il aidera également EgyptAlumà consolider sa position sur le marché européen, dans le contexte du mécanisme d'ajustement carbone aux frontières de l'Union européenne. Le projet Dandara dépasse le cadre de son financement : il constitue un test pour la stratégie égyptienne de décarbonation industrielle. Si ce modèle fait ses preuves, il pourrait ouvrir la voie à d'autres contrats d'électricité renouvelable pour les industries énergivores. Ces dernières font face à des exigences croissantes de compétitivité et de réduction de leur empreinte carbone sur les marchés internationaux.

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