Hydrocarbures : Pour renforcer ses performances, le Tchad mise sur l’expertise algérienne.


Hydrocarbures : Pour renforcer ses performances, le Tchad mise sur l'expertise algérienne.

 

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Pour son expertise, le Tchad sollicite l’Algérie dans les secteurs des hydrocarbures et des mines. Cette demande a été formulée officiellement lors de la visite, du lundi 15 au jeudi 18 décembre 2025, de la ministre tchadienne du Pétrole, des Mines et de la Géologie, Ndolenodji Alixe Naïmbaye, reçue par son homologue algérien, Mohamed Arkab.


Par : Youcef MAALLEMI

Producteur de pétrole depuis le début des années 2000, le Tchad, dont la production d’huile plafonnait autour de 120 000 barils par jour en 2023, selon les données de la Banque mondiale, fait face à une faible intégration structurelle de son secteur des hydrocarbures, qui reste dépendant de compétences extérieures pour l’exploration, la régulation et la planification. Dans ce contexte, le renforcement des capacités techniques constitue un enjeu central pour améliorer la gouvernance du secteur extractif, notamment des hydrocarbures. Selon l’Initiative pour la transparence dans les industries extractives, le secteur extractif tchadien a représenté plus de 80 % des exportations et environ 40 % des recettes publiques en 2022, des données issues du rapport ITIE Tchad 2022 finalisé le 16 juin 2025.  Ce développement s’inscrit dans une dynamique de coopération énergétique que l’Algérie déploie depuis plusieurs mois avec des pays africains, centrée sur le partage d’expertise dans les hydrocarbures. Il intervient alors que, côté tchadien, la question de la valorisation du gaz naturel associé revient progressivement dans le débat énergétique national, parallèlement à l’ambition affichée d’atteindre 250 000 barils par jour d’or noir d'ici 2030.

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