Après la fermeture effective du détroit d’Ormuz. Une nouvelle route d’approvisionnement entre Algérie et la Corée du Sud en discussion.

 

Après la fermeture effective du détroit d’Ormuz.

Une nouvelle route d’approvisionnement entre

 Algérie et la Corée du Sud en discussion.



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La fermeture effective du détroit d’Ormuz par lequel transite environ 20 % de la consommation pétrolière et gazière mondiale, a entraîné une forte volatilité des prix et mis en évidence la vulnérabilité des chaînes d’approvisionnement.

Par : Mouloud CHIKH

La Corée du Sud, fortement dépendante des importations d’hydrocarbures, s’inscrit dans cette dynamique. les autorités de Séoul ont annoncé l’envoi d’émissaires spéciaux vers plusieurs pays, dont l’Algérie, l’Arabie saoudite et Oman, afin de sécuriser de nouvelles sources d’approvisionnement en pétrole brut. L’information donnée par le député Ahn Do-geol du Parti démocrate de Corée au pouvoir, a été rapportée par l’ensemble de la presse locale. Dans ce dispositif, l’Algérie attire une attention croissante. Déjà partenaire énergétique de la Corée du Sud, elle s’impose progressivement comme une alternative crédible pour plusieurs raisons. D’une part, sa capacité de production et ses exportations régulières en font un fournisseur fiable dans un contexte de tensions sur les marchés. D’autre part, ses infrastructures et ses routes d’exportation, moins dépendantes du détroit d’Ormuz, offrent une forme de résilience recherchée par les importateurs. De son coté, l’Algérie est également au cœur de la stratégie énergétique de plusieurs pays européens, notamment l’Italie, qui cherche à compenser les perturbations de ses approvisionnements en gaz naturel liquéfié en provenance du Qatar. La montée en puissance des flux algériens vers l’Europe illustre ce repositionnement, avec une demande accrue pour des approvisionnements par gazoduc, perçus comme plus stables que les flux maritimes. Pour la Corée du Sud, la sécurisation de ces nouvelles routes ne passe pas uniquement par la diplomatie. Les autorités étudient aussi des solutions logistiques, comme le recours à des ports situés en dehors du golfe Persique, notamment sur la mer Rouge. L’objectif est de réduire les risques liés au passage par des zones de conflit tout en maintenant un niveau d’approvisionnement suffisant pour l’économie nationale. Dans ce contexte, l’Algérie apparaît comme un acteur de plus en plus central, appelée à jouer un rôle structurant dans les nouvelles routes d’approvisionnement énergétique.

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