RDC. Une baissé de 17 % à fin septembre 2025
dans l’exportation du cuivre.
Les exportations
congolaises se sont établies à 1,91 million de tonnes pour les neuf premiers
mois de 2025, contre 2,31 millions de tonnes sur la période correspondante en
2024.
Par : CHIKH Mouloud
Ces chiffres fournis par la Cellule technique de coordination et de planification minière du ministère des Mines en RDC traduisent une baisse de 17,31 % en glissement annuel. Les exportations ont atteint environ 757 000 tonnes au premier et au troisième trimestre, elles s’établissaient à seulement 401 160 tonnes au deuxième trimestre. La Cellule n’a pas communiqué sur les raisons de cette baisse d’un trimestre à un autre, et d’une année à l’autre. Elle n’a pas non plus précisé quelles mines sont à l’origine de cette situation, qui pourrait interrompre des années de croissance des ventes congolaises de cuivre. En 2024, la RDC a ainsi exporté 3,10 millions de tonnes, contre 2,83 millions en 2023 et 2,39 millions en 2022. Après un incident sismique qui a suspendu en mai les activités sur une partie du site, Ivanhoe Mines a revu à la baisse les prévisions de production de la mine. La compagnie canadienne, qui contrôle 39,6 % du complexe et en est l’opérateur, a indiqué que Kamoa-Kakula devrait livrer au plus 420 000 tonnes en 2025, contre une fourchette prévisionnelle située auparavant entre 520 000 et 580 000 tonnes. Si Kamoa-Kakula reste confrontée aux conséquences de l’incident sismique encore l’année prochaine et en 2027, la mine n’est pas le seul actif qui a soutenu la croissance de la production congolaise de cuivre ces dernières années. En 2026, la RDC pourra aussi compter sur les mines KCC et Mutanda du Suisse Glencore, dont la production cuprifère est restée stable à 154 000 tonnes durant les trois premiers trimestres de 2025.